mercredi 25 novembre 2009

Scène vécue

Centre culturel du Leclerc de Pau. Un client demande à une vendeuse (au fort accent du Sud-Ouest : c'est rassurant, il existe encore) un dictionnaire occitan. Elle le mène au rayon régionalisme. L'homme feuillette alors seul les ouvrages à sa disposition. Il sort avec "Le Gascon de Poche".

Que conclure ?

- D'abord, les ouvrages occitans sont trop chers. Une vraie plaie.
- Ensuite, le terme d'occitan n'est pas senti comme naturel, quand bien même sa socialisation aujourd'hui dans certaines micro-régions serait réelle.

Pour toutes ces raisons, on constate aujourd'hui en Béarn, autrefois l'étendard de l'occitanisme (pour quelle raison ? Je pense que la plupart d'entre vous ne savez pas qu'en fait, c'est seulement par réaction au dynamisme basque !), un retour au terme unique de gascon, notamment chez Per Noste. Choix difficile quand on sait qu'en Béarn, depuis la fin du félibrige, plus personne n'a agi dans une optique gasconne. D'ailleurs, les livres qui se vendent le mieux sont les ouvrages qui marquent "béarnais" sur leur couverture (en écriture fébusienne) : c'est la même chose en Limousin. A ce propos, les occitanistes se plaignaient dans la presse de n'avoir que peu vendu au dernier Salon du livre de Pau.

Il me semble que l'exclusion de Per Noste des instances de l'Institut d'Etudes Occitanes est annonciatrice de profondes mutations en Béarn. Car il faut bien le dire, il semble que les Béarnais en aient marre de porter un combat aussi lourd que celui qu'induit l'idéal occitan, et qu'un recentrage sur la Gascogne est à prévoir. Il faut adapter l'offre à la demande.

11 commentaires:

  1. D'où tenez-vous que c'est la même chose en Limousin ?

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  2. Le Mourguet se vend très bien : plusieurs éditions, trois tomes déjà. Il suffit d'aller poser des questions à son libraire de toute manière. Les ouvrages de Mourguet sont même facilement trouvables ailleurs qu'en Limousin, à Bordeaux par exemple chez Mollat.

    En Béarn, c'est de l'ordre du quadruple. On ne peut pas pendant 60 ans empêcher un peuple de lire sa langue et ses classiques. C'est une prise en otage dégueulasse, qui a touché en premier lieu les générations les plus âgées, les seules capables de transmettre la langue.

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  3. De qué te pòs faire çò que se passa en Lemosin?
    Quitas pas de dire que lo Gascon es pas aparentat a la lenga d'òc!!!! Coma a l'acostumada, lo Podam-Pas conta conariás de las gròssas. Disi ben conariás, perqué totes los libres en lemosin que se vendon en Lemosin son en grafia classica.
    Te cal assabentar paure ase!

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  4. En attendant le repas du dimanche avec sa bonne femme, Monsieur se dévergonde en allant commenter des blogs ? Demain, il reprend le travail, il ne pourra pas le faire depuis son boulot. Le dimanche, seule fenêtre de tir pour l'occitaniste fonctionnarisé.

    Enfin bon, il faut bien des militants, c'est le drame des personnes un tantinet réfléchies, pour faire passer leurs idées, elles ont besoin de soldats.

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  5. Podem pas podar la conariá del Podam-pas: lo gas-con de servici, coma la marrida grana creis tostemps.
    A lèu mon car amic, e contunha de te préner al seriós: çò més seriós te creses, çò més riducule ès.

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  6. Je ne comprends pas pour quelle raison tu t'évertues à te ridiculiser aux yeux mêmes de tes amis en trollant sans inventivité les commentaires de ce qui est un espace personnel. En l'espèce, pas une réflexion sur le fond, pourtant, il y a de quoi parler, comme par exemple le retour de l'orthographe "patoisante" au festival de Siros en Béarn.

    J'aime bien les débats mais j'aimerais que tu hausses ton niveau de réflexion, car je me refuse à m'abaisser pour être à ta hauteur.

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  7. Mais gros niais, ne te rabaisse pas, tu as raison: tu te trouverais sous ma semelle; tu y serais dans ton élément: j'écrase les merdes avec.

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  8. Cet espace n'est pas personnel pour la petite histoire, puisque tout le monde peut le lire. Ferme le donc si tu ne veux pas qu'on dénonce ta niaiserie.

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  9. Mais mon garçon, dénonce ce que tu veux, tu ne peux pas imaginer combien je bande à l'idée que tu puisses perdre ton temps à t'essayer à la diatribe, avec maladresse néanmoins, du seul fait de l'éructation que provoque chez toi la lecture transversale, mais probablement malaisée, de ma prose. Tu flattes mon ego dans des proportions exaltantes.

    Maintenant, je suis très joueur, cependant je t'enjoins une dernière fois d'être meilleur, parce que pour le moment, tu ne fais pas preuve d'une grande virtuosité dans l'argumentation. Je t'autorise même à être lourdingue si tu le souhaites, tu peux me tartiner de longs textes réfutant mes démonstrations péniblement empesées, mais fais l'effort d'éviter le ridicule, je suis très sensible à ce que tout un chacun puisse rester digne dans la défaite intellectuelle la plus manifeste.

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  10. Tu bandes?
    C'est bien que tu bandes pour un adulte....

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  11. Cher Vincent,

    je ne saurais trop vous conseiller, si je puis me le permettre, d'élimer ces dialogues peu ragoûtants de votre blog si généralement pertinent.

    Ils le salissent.

    Amitiés.

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