mardi 8 juin 2010

Signalisation bilingue à Pau ?

Labarrère a eu un mot cruel mais vrai : Pau n'est pas une ville béarnaise. Plus précisément, ne l'est plus. Disons qu'elle le fut jusqu'aux années 1920. Aujourd'hui, c'est un mélange subtil de Bath, Roubaix et Alger. Bath pour ce qu'il reste de désuétude anglaise. Roubaix pour l'architecture "commieblock" du centre-ville. Alger pour les palmiers. Quant à la population, c'est celle d'une ville moderne, "métissée" pour employer la novlang contemporaine, si pudique.

Ce qui me désole le plus outre le manque d'acuité à la réalité sociologique moderne de la ville de Pau, c'est que ça braille. Cela braille sans même avoir effectué en amont le travail de traduction. C'est que les occitanistes, des incompétents notoires, sont orphelins du père Grosclaude qui leur avait fourni en 1991 un plat cuisiné à réchauffer via son Dico toponymique. Ils ont pu donc avec grande fierté faire la preuve de leur action si utile pour la langue en inscrivant sur les arrêts de bus "Navarrenx/Navarrencs". Merci.

Mais maintenant, faut travailler, parce que papi Michel repose à Sauvelade. Faut chercher dans le cadastre les vieux noms des rues. Il faut savoir maîtriser la graphie classique. Il faut ne pas se ridiculiser comme à Toulouse (ready for "Carrèra Serviès" ?). Ce travail, les occitanistes ne le font pas. Ils gueulent, réclament : "du bilingue ! du bilingue !" Pourtant, ce n'est pas Lignières qui
va leur traduire leurs pancartes !

Pendant ce temps, la mairie appelle le "Cami Salié" le "Chemin du Sel" dans sa doc officielle.

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