dimanche 12 septembre 2010

Mes résultats génétiques

Ceux qui me connaissent savent mon attrait pour la question des origines des peuples. Et plus précisément, charité bien ordonnée commençant par soi-même, celle de mes origines. Aussi longtemps que je me souvienne, j'ai questionné qui j'étais, d'où je venais, via la patronymie, la toponymie, la généalogie. Aujourd'hui, plus de deux décennies après le déclenchement de cette maladie obsessionnelle, je suis en mesure de mettre des mots techniques sur une réalité difficilement palpable. La génétique ! Et je ne suis pas fou !

J'ai ainsi récemment profité d'une ristourne pour acheter le kit génétique de la compagnie californienne 23andme. Les résultats sont tombés après quelques semaines d'attente, d'angoisse aussi, car il n'existe rien de plus oppressant que le déterminisme scientifique. Du point de vue de la santé, il n'y a rien à dire : l'entreprise américaine a parfaitement détecté les maladies "familiales". Au fond, cela se résume à un conseil bien évident : il faut éviter la vie de patachon. Ce qui m'intéresse le plus relève de sur quoi aucun d'entre nous n'a prise : le passé ancestral.

Avant toute chose, voici un aperçu rapide de mon "pedigree", afin de mettre en balance les résultats avec le cobaye testé :


- Côté paternel :

Grand-père : Bigourdan des enclaves mais le patronyme est de l'Entre-Deux-Gaves en Béarn (probable migration vers 1800 que je ne parviens pas à prouver via les bases généalogiques). Mariages entre familles béarnaises de Saubole et bigourdanes des enclaves (Séron, Escaunets, ...)

Grand-mère : mère du Vic-Bilh (environs de Lembeye) avec ancêtres lointains en Rivière-Basse. Père issu en partie de familles protestantes de Salies-de-Béarn et de catholiques charnégous de Labastide-Villefranche, à la frontière avec le pays de Gramont (Basse-Navarre gasconophone).


- Côté maternel :

Grand-père : moitié-Morlaàs, moitié-Thèze.

Grand-mère : moitié-Morlaàs, moitié-Thèze. Je subodore qu'ils étaient cousins car les mêmes villages reviennent avec obsession. :)

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Voici les résultats : pour comprendre les termes techniques, voyez les articles de Wikipedia anglophone qui sont bien faits.


Y-DNA haplogroup
:



C'est un haplogroupe de souche pyrénéenne, trouvé fréquemment chez les Basques et les Catalans (autrement dit chez les populations basco-ibères), qui s'est étendu par la suite à l'Europe entière après la période glaciaire. Il n'y a rien de surprenant à un tel résultat dans la mesure où la lignée paternelle est probablement située dans l'Entre-Deux-Gaves béarnais, région à la toponymie basque encore subrepticement présente. Voici plus précisément ce que la Wikipedia anglophone en dit :

" This subclade is defined by the presence of the marker M167, also known as SRY2627. The first author to test for this marker (long before current haplogroup nomenclature existed) was Hurles in 1999, who tested 1158 men in various populations. He found it relatively common among Basques (13/117: 11%) and Catalans (7/32: 22%). Other occurrences were found among other Spanish, Béarnais, other French, British and Germans.

In 2000 Rosser et al., in a study which tested 3616 men in various populations also tested for that same marker, naming the haplogroup Hg22, and again it was found mainly among Basques (19%), in lower frequencies among French (5%), Bavarians (3%), Spanish (2%), Southern Portuguese (2%), and in single occurrences among Romanians, Slovenians, Dutch, Belgians and English.

In 2001 Bosch described this marker as H103, in 5 Basques and 5 Catalans. Further regional studies have located it in significant amounts in Asturias, Cantabria and Galicia, as well as again among Basques. Cases in the Azores and Latin America have also been reported. In 2008 two research papers by López-Parra and Adams, respectively, confirmed a strong association with all or most of the Pyrenees and Eastern Iberia. "




mtDNA haplogroup :



Haplogroupe très rare en France que l'on pense être issu du foyer franco-cantabrique de l'âge de Glace. Il a aujourd'hui son extension maximale chez les Lappons du fait du repeuplement de l'Europe après l'âge glaciaire. Dans la mesure où j'envisage mal une rétro-migration, il y a fort à parier que la présence de cet haplogroupe au pied des Pyrénées représente un état initial avant sa dispersion lors du repeuplement de l'Europe, notamment du Nord. Une population réduite possédant cet haplogroupe aura été la source ancestrale d'une grande partie des Européens du Nord : en effet, plus les migrations sont récentes, moins la variété génétique est grande. Encore aujourd'hui, l'Afrique subsaharienne est génétiquement le continent le plus divers. Ce que Wiki en dit plus précisément :

" Although a small proportion of the Haplogroup U (mtDNA) among the Sami falls into U4, the great majority is U5b. The percentage of total Sami mtDNA samples tested by Tambets and her colleagues which were U5b ranged from 56.8% in Nowegian Sami to 26.5% in Swedish Sami. Sami U5b falls into subclade U5b1b1. This subclade is present in the French, Croatian, Bosnian, Slovenian, Czech, Russian, Ukrainian, Polish, and Hungarian mtDNA pools and also in the Caucasus.

However 38% of the Sami U5b1b1 mtDNAs have
haplotype so far exclusive to the Sami, containing a transition at np 16148. Alessandro Achilli and colleagues noted that the Sami and the Berbers share U5b1b, which they estimated at 9,000 years old, and argued that this provides evidence for a radiation of the haplogroup from the Franco-Cantabrian refuge area of southwestern Europe "



Ancestry painting :




Global similarity :



Southern European : 67.94
Northern European : 67.88

NB : 23andme définit l'Europe du Sud comme étant l'Espagne, le Portugal, l'Italie, ... plus l'échantillon basque à leur disposition. La France dans son intégralité est par contre classée sous le label "Europe du Nord". On verra dans les cartes qui suivent l'artificialité de cette division.


Europlot :


Il s'agit de situer le génome des utilisateurs en fonction de populations de base dont dispose 23andme : c'est un bête algorithme mathématique. Je suis la flèche verte isolée entre l'échantillon basque et le gros des Européens. Les carrés verts représentent un échantillon d'Européens du Nord (les Français y sont donc inclus). En orange, les Européens du Sud (essentiellement des Italiens). Je suis grosso-modo en fait à un tiers de distance du groupe basque et 2/3 des Européens du Nord (si l'on excepte le carré vert un peu aberrant qui s'approche de moi à droite) tels que définis par 23andme. Ce qui signifie en termes triviaux que génétiquement, c'est des Basques que je suis le plus proche, loin devant les Européens du Nord, dont les Français.



NE plot : En zoomant sur l'Europe du Nord, je n'apparais pas sur le graphique car en dehors de la variabilité nord-européenne ainsi définie.




SE plot : En zoomant sur l'Europe du Sud, je n'apparais pas plus sur le graphique car en dehors de la variabilité sud-européenne ainsi définie.




Je me retrouve donc sacrément isolé, n'ayant pas d'affinités étroites avec les Européens de base, qui au moins sur l'axe Est/Ouest des migrations sont tous situés à l'Est (apport néolithique ?). Plus l'on se situe à l'Ouest, plus l'on est en contact avec le foyer originel européen, représenté aujourd'hui par le peuple basque. C'est le fameux refuge "franco-cantabrien". Que déduire donc ? Je suis génétiquement "basque" mais différemment, dans une autre variabilité, probablement aquitaine, qui fait transition avec le gros des Européens. Il y a fort à parier que si 23andme disposait d'échantillons de populations sub-pyrénéennes comme les Haut-Aragonais, les Basques périphériques (Souletins, Roncalais, ...), les Gascons de manière générale et les Catalans, je me trouverais moins isolé et ces populations assureraient le continuum du graphique.

Fort heureusement, 23andme permet de partager avec les autres utilisateurs ses données génétiques. J'ai donc ajouté de nombreuses personnes qui affinent le graphique.



Le graphe se décante quelque peu. Analysons les groupes les plus intéressants qui apparaissent :

- Le groupe "Portugal + Spain" est constitué de deux utilisateurs portugais, l'un du Nord, l'autre du Sud (ce qui prouve la grande homogénéité de ce pays) ainsi que d'Andalous et d'une Manchega. On remarque que le groupe ibérique se situe au Nord et à l'Ouest des Européens du Sud tels que définis par 23andme : c'est la confirmation que les habitants de la péninsule ibérique partagent des affinités plus fortes avec les peuplades de la façade atlantique qu'avec les Méditerranéens. Pour l'instant je n'ai pas compris quel était ce groupe de carrés verts "nord-européens" au SE des Ibères : il s'agirait d'échantillons provençaux selon certains, qui font donc continuum avec l'Italie.

- Le groupe des Français est très intéressant : du Nord au Sud, un utilisateur du Berry/Bourbonnais, un autre du Velay, enfin un autre du Dauphiné (dans sa partie occitanophone). On remarque donc que ces trois individus se situent approximativement au même endroit sur un axe Ouest/Est.

- Le groupe qui pour l'instant s'approche le plus de moi sur l'axe Ouest/Est est constitué d'Espagnols. Le groupe est composé d'un individu à moitié-aragonais, à moitié-valencien, d'un autre à moitié navarrais, à moitié galicien, enfin d'un habitant de Guadalajara ... qui s'avère être mon cousin au 4ème degré ! Ou bien je possède un ancêtre espagnol commun avec lui, ou bien l'un de mes cousins dans une branche quelconque aura migré en Espagne, schéma classique dans la France du Sud-Ouest. Dans le coin NE de ce groupe se trouve un individu catalan qui fait donc transition avec les Français.

- Enfin, notons l'individu dit "Half-Gascon". 23andme m'indique qu'il s'agit d'une Américaine dont la mère était béarnaise des environs de Salies-de-Béarn, nous cousinons donc par mes ancêtres dans cette région (elle se croyait d'origine basque !). Cette dame est également à 1/4 Corse et 1/4 Autrichienne, il n'en reste pas moins qu'elle est celle qui tend le plus vers moi des personnes rajoutées, du moins sur l'axe Ouest/Est.


Conclusion :



Dans l'attente d'autres résultats que je publierai, voici une conclusion partielle :

- 23andme ne m'a rien appris : je suis "génétiquement" ce que je suis "généalogiquement". Je suis "Gascon" (du Béarn) à savoir l'avatar moderne de l'ancienne ethnie aquitaine, dont tous les témoignages tendent à prouver qu'il s'agit de l'extension antique des Basques au Nord des Pyrénées, entre la Garonne, l'Océan et les Pyrénées. Je suis un Basco-aquitain latinisé.

- Mes haplogroupes sont très localisés et relativement rares et typés, ce qui confirme une occupation du sol très ancienne de la part de mes ancêtres, que l'on peut dater au minimum de l'âge de Glace.

- 23andme manque d'échantillons de référence dans des zones réduites géographiquement mais fascinantes génétiquement, à savoir les anciens pays de langue basque : La Rioja, le Haut-Aragon, la Gascogne, probablement le Languedoc pyrénéen. L'échantillon basque choisi est par ailleurs connu pour sa grande originalité du fait de l'endogamie propre à l'ancien monde : par conséquent, des originalités génétiques irréductibles se sont développées (cf les Sardes).

On voit fort bien que dès que l'on s'approche du foyer franco-cantabrien, les distances génétiques sont grandes alors que les distances géographiques ne le sont pas. Deux Portugais distants de 400km vont se trouver côte-à-côte sur le graphique alors que deux Basques seront plus éloignés, au moins sur l'axe Ouest/Est ! La variété génétique est plus grande dans le foyer originel de population de l'Europe alors que de nombreux Européens ne sont que les descendants de groupes réduits de colons partis après l'âge de Glace, donc génétiquement plus homogènes, et plus ou moins en contact avec les migrations néolithiques ultérieures en provenance du Proche-Orient.

A suivre !

14 commentaires:

  1. Scientifiquement intéressant.
    Que tires-tu de ta recherche effrénée de ta souche authentique ? Si tu remontais bien plus loin dans le temps, que trouverais-tu ?
    Je me demande en quoi la génétique influerait sur la pensée et sur la manière de vivre. Autrefois le sang, aujourd'hui les gènes comme pureté... pour opposer les hommes entre eux ? ou c'est juste par pur intérêt scientifique ?

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  2. Effectivement, si la génétique ou le groupe sanguin conditionnent, déterminent nos existences... La culture, l'éducation, le vécu, le milieu ne servent à rien, une espèce d'horoscope chimique impitoyable et auquel, quoi qu'on fasse, on ne pourra pas échapper. Le véritable racisme, au sens le plus strict et le plus répugnant du terme, réside bel et bien là.
    Je doute fort que Vincent soit dans cette perspective racialiste, je l'espère en tout cas. Je reste profondément convaincu qu'il ne suffit pas de s'appeler Lartigue, ou Poudampa, d'avoir un groupe sanguin O négatif, un certain génotype, pour être gascon. Ceci est à la portée du premier imbécile venu et ne nécessite aucun talent particulier. Etre né quelque part ne peut en aucun cas suffire.
    Un Gascon, ou un Basque, qui ne connaît rien de sa culture, de sa langue, de son Histoire ou n'en veux rien savoir, est un Français résidant dans le sud-ouest de la France, ni plus ni moins. Ni le sang, ni le nombre de générations n'y pourront rien faire. En cela, je suis très violemment opposé à toutes ces théories ayant abouti à la folie nazie. Si l'identité doit se résumer à ça, alors je n'en revendique aucune, si ce n'est celle de citoyen français et européen.

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  3. Salut !

    Il me parait évident que je mets avant tout de la "candeur" dans ses résultats, c'est de l'intérêt scientifique peut-être déplacé aujourd'hui eu égard à l'absence totale d'études sur ces questions, mais je ne m'interdis pas de m'intéresser à ces questions. D'autant plus que mon intérêt se porte sur tous les peuples du monde, même si fatalement je ne peux qu'éprouver de l'intérêt pour mes propres origines, sans nul souci des les magnifier.

    Pour moi, la génétique est le complément scientifique de toute étude historique, il est clair qu'elle permet de mieux comprendre le peuplement de l'Europe et par là même d'élucider les raisons profondes de l'émergence des "nations". De la même manière que les langues et autres phénomènes, des affinités génétiques expriment une familiarité plus grande entre différents groupes de personnes, affinités qui se traduisent souvent par la constitution des "peuples". Evidemment, tout cela n'est d'aucun intérêt sans la culture, le vécu de chacun, les divergences historiques. D'autant plus que cet ancien monde de la consanguinité s'est effondré et qu'il faut construire autre chose, d'ailleurs le projet français dans ce qu'il a de beau, passe justement par cette volonté de détruire ces anciennes affinités. La France républicaine a eu comme des obsessions mais on ne peut pas nier qu'elle a eu pour objectif d'émanciper les peuples qu'elle administrait en les extirpant de force de ce qu'ils étaient.

    Dans le cas d'espèce, je crois qu'il est intéressant de montrer que conformément à ce que l'on pouvait déduire de nombreux traits culturels, les populations sub-pyrénéennes (Basques, Gascons, Aragonais, ...) partagent des affinités à mettre sur le compte d'une souche commune facilement détectable, d'autant plus qu'elle correspond à un foyer de peuplement bien identifié datant de l'Âge de Glace. Si l'on ajoute que c'est dans le coin de cet espace franco-cantabrique que se maintient la seule langue pré-indo-européenne autochtone d'Europe (à l'exception du finnois), émerge une Histoire cohérente de l'Ouest européen.

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  4. Je n'aime pas vraiment les présupposés de Jean-Christophe. Quelle "souche authentique" ? Quelle "pureté" ? Il n'y a pas de souches plus authentiques que d'autres. Il n'y a pas de peuples plus vieux que d'autres. Je ne l'ai écrit nulle part, c'est une aberration. Par contre, il y a des souches locales, il me parait intéressant de les déceler pour remonter le temps et décrypter un passé un peu obscur. Je ne crois pas être le seul à m'intéresser à ces thématiques ! Je trouve qu'il y a peu de sujets aussi passionnants que ces questions de peuplement : les Bretons sont-ils des immigrés britanniques ou des Gaulois ayant maintenu la langue celte ? En quoi les Ibères de la côte se différenciaient-ils des Celtibères de l'Ouest ? Les Slaves du Sud sont-ils les descendants des Illyriens ou ainsi que les témoignages historiques le rapportent y eut-il substitution de population ? Les Anglais sont-ils des Gallois germanisés par les Angles ou des descendants de colons danois ? Tout cela est fascinant.

    De cette fascination, faut-il en déduire un combat ? Ce serait idiot. Cet ancien monde des micro-univers est mort : la libre-circulation des individus a mis à mal ces anciennes survivances d'une Antiquité congelée par le christianisme et le féodalisme. Un nouveau monde émerge, il est assez plaisant par sa diversité, son dynamisme, sa richesse culturelle. Est-ce que cela vaut le coup de sauver des cultures qui étaient issues de cet ancien monde européen cloisonné ? Je me pose tous les jours la question. On ne sauvera pas l'ancien monde, d'ailleurs personne n'entend le sauver, il était fait de souffrances. Pour quelle raison alors en conserver les oripeaux comme la langue ? Au nom de la diversité linguistique ? La diversité linguistique n'a jamais guéri le cancer. C'est snob. C'est du même niveau que sauver l'ours des Pyrénées dans des Pyrénées humanisées profondément et modelées. Bref, le contexte qui portait ces cultures disparu, à quoi bon sauvegarder ce qui en était issu ? Je crois foncièrement qu'en fait, cela ne sert à rien. Ne perdons-nous pas notre temps plutôt que de profiter à fond des opportunités modernes ? La question qui me taraude le plus est la suivante : peut-on vraiment défendre une langue, voire une culture, sans croire que celle-ci est portée par un peuple ? Or qui croit vraiment qu'il existe encore des peuples en Europe ? Tout cela est vain ...

    Vincent

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  5. C'est effectivement le noeud du problème. Les peuples qui portaient ces cultures sont en état de mort clinique et la fin de race que nous sommes ne manifeste nullement la volonté de sauvegarder quoi que ce soit. Honnêtement, mis à part trois pelés gasconistes et un tondu vasconiste, quel soutient avons-nous dans la population? Nous n'arrivons même pas à nous entendre entre pelés et tondus. Donc, les gênes ne parlent absolument pas et n'aident en rien à la conservation d'une identité. Mon voisin, avec sa gueule vasconne inimitable, son possible groupe O rhésus négatif et sa pure généalogie landaise, aussi loin que remontent les archives, n'a strictement rien à foutre ni de sa langue ethnique, ni de sa culture, ni de son Histoire, choses dont il ne connaît rien, ou presque. Et ils sont quasiment tous comme lui. Alors moi, le fait d'avoir un excellent pédigrée gascon, qui me permettrait sans doute de satisfaire aux tests de pureté raciale, je m'en contrebalance assez gravement.
    Donc, les occitanistes ont tout compris qui font du passé table rase et fomentent, maintenant avec l'aide des Catalans, une Occitanie qui naîtra sur les ruines fumantes de la Vasconie. Et je leur tire mon chapeau parce qu'ils sont sur le point de gagner, même si ça me fait mal au ventre.

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    1. 1. je découvre ce blog
      2. Je voudrais apporter un zeste de polémique à cette intervention. Voici :
      Cette contribution me paraît vraiment française au sens le plus banalement français national[ist]e du terme, le plus platement conforme à la doxa "de gôche". De la tension entre déterminisme et liberté appliqué aux questions soulevées par le blogueur, M. Lartigue retient l'affirmation de la liberté contre " le véritable racisme, au sens le plus strict et le plus répugnant du terme" et conclut, sans ciller, à une affirmation identitaire de ses préjugés nationaux : " Si l'identité doit se résumer à ça, alors je n'en revendique aucune, si ce n'est celle de citoyen français et européen."
      "Un Gascon, ou un Basque, qui ne connaît rien de sa culture, de sa langue, de son Histoire ou n'en veux rien savoir, est un Français résidant dans le sud-ouest de la France, ni plus ni moins." Le peuple ne plaît pas aux élites. Autant en changer !
      Les clercs ont dit la messe, comme toujours.
      Et bien sûr, tout cela prend l'allure du combat de la lumière contre le fanatisme et l'ignorance. Distrait, on serait presque convaincu ; c'est beau comme l'antique.
      Avec mes excuses si le ton est par trop blessant

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  6. Comme promis dans un autre commentaire, je pourris un peu ton blog, en répondant à ce que tu mets ailleurs... Je me diffuse, ça m'amuse... Donc, je profite de cet étalage génétique qui nous prouve à tous que tu as la légitimé pour parler (ou détruire) le gascon, pour te dire que, bien que je sache que c'est un propos de mauvaise foi cherchant à discréditer les parents de calandrons, il y a des noirs et des arabes dans les calandretas. On ne peut donc leur échapper, comme tu le dis, en mettant ses enfants en calandreta. Et cela doit te faire mal aux gênes, certainement, mais tant pis pour toi !

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  7. Tu as une rhétorique de moineau et une émotivité de petite fille. Rhétorique de moineau parce que tu passes le tiers de tes écrits à parler de toi plutôt qu'à rétorquer. Emotivité de petite fille parce que tu n'as rien compris à ce que j'ai pu écrire, à savoir que oui, pour une bonne partie des parents, les calandretas sont le moyen d'éviter les affres de l'école publique moderne, du moins ce qu'ils perçoivent ainsi, assez injustement ma foi, et ce qu'ils traduisent dans le privé par "il y a des Noirs et des Arabes". Voilà. Est-ce bien ? Non, c'est mal, mais les gens sont en moyenne des salauds calculateurs.

    Pour le reste, c'est vrai que si dans 60 ans il faut aller trouver un vieux autochtone, j'aurai une certaine légitimité à parler du temps passé, de mes ancêtres, de mon pays évanescent. Cela t'emmerde ?

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  8. J'aime tes insultes, elles me font rire. Tu as toujours une certaine dose de poésie dans ton argumentation, peut-être (certainement) dans le but de blesser. Manque de bol, comme tu passes ton temps à essayer de rétorquer, sens penser, à avoir la phrase choc, tu tombes à côté.

    Sinon pour répondre à ta question, je pense que quand viendrons te voir dans 60 ans les petits-enfants des calandrons d'aujourd'hui pour te demander comment était le monde de ton enfance dans les années 90, c'est toi qui sera emmerdé !

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  9. SIEG HEIL MEIN HERAUS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Hahahahahahahahahahahahahaha!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  10. C'est un sujet très sensible que celui dont tu viens de parler: la génétique. Même le chef de l'état n'a pas été capable de s'exprimer sur ce sujet sans créer une polémque:

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2007/04/11/tolle-chez-les-scientifiques-apres-les-propos-de-nicolas-sarkozy-sur-la-genetique_894367_823448.html

    Mais toi Vincent, tu t'es sorti comme un prince de cet exercice périlleux, le prince de l'intelligence et de la finesse d'esprit. Je suis heureux que la Gascogne ait enfin trouvé le penseur synthétique et humaniste qui lui faisait défaut. Le sang du peuple gascon coule en toi. Cela est évident. Ta pensée en est illuminée

    Je suis impressionné...

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  11. Ce qui est extrêmement pénible sur internet, et même insupportable, c'est le nombre considérable de gens courageux qui postent des e.mails répugnants mais n'ont jamais le courage de signer par leur nom.
    Cette lâcheté est indigne et les disqualifie automatiquement.
    Traiter les gens de nazis est une grave insulte et, jusqu'à preuve du contraire, Vincent Poudampa n'a pas fait profession de foi nazie. Si c'est le cas, si c'est avéré, alors il n'aura plus ma considération ni mon soutien. Traiter les gens de nazis, de fascistes, est une facilité dont usent et abusent les gens qui n'ont que bien peu d'arguments à opposer à leurs détracteurs. A force de voir des nazis partout, on finit par ne plus les voir du tout. Un peu l'histoire de celui qui crie au loup à tout bout de champ.
    Par conséquent, je pense qu'Anonyme est un con, par définition, voire un salaud. Un salaud du genre de ceux qui écrivaient à la Komandantur en signant "Un bon français". Un salaud de la pire espèce en somme. Un lâche.

    P.Lartigue

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  12. Monsieur,

    vous évoquiez des résultats à venir dans votre conclusion.
    On les lirait avec plaisir, comme on s'attache à vos essais de portraits "ethniques", allez, disons "régionaux".

    A vous lire

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  13. Salut!

    Désolée si mon français n'est pas tres bon!

    Il y quelques années que j'ai aussi fait le test genetique de l'enterprise 23andme. Et les résultats sont trés similaires á toi, Vincent.
    Mon haplogroupe paternel est R1b1b2a1a2c (égal) eta le maternel est U5b2c.

    J'habite au Pays Basque espagnol. Ma mére est basque (guipuscoan comme mes grand-parents), mais pas mon pére. Il était d'une village de Soria (Castille) limitrophe á La Rioja et pas lois de la Navarre. Aprés la domination musulman cette vallée est repeuplé a la XIIe siecle par les navarres. Les premiers deux noms de mon pére étaient du sud de la Navarre, en fait.

    Voici un blog sur le genetique de l'Europe et de l'Espagne en espagnol. Il y a une carte qui illustre les similarites genetiques entre les Basques et les Gascons.

    A bientôt!

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N'hésitez pas à commenter et à me corriger.